12, 14, 16 ou 20 cm ? L’épaisseur d’une isolation extérieure ne se choisit pas au hasard. Matériau utilisé, performance recherchée, configuration de la façade et contraintes du bâtiment doivent être étudiés ensemble pour obtenir un résultat réellement efficace.
Lorsqu’un projet d’isolation thermique par l’extérieur (ITE) commence à prendre forme, une question revient presque systématiquement : quelle épaisseur d’isolant faut-il prévoir ?
La réponse n’est pas aussi simple qu’un chiffre universel. Deux isolants de même épaisseur peuvent en effet afficher des performances différentes. Et poser l’isolant le plus épais possible n’est pas forcément la meilleure solution non plus.
Pour réussir une ITE, il faut rechercher le bon équilibre entre performance thermique, caractéristiques du matériau et contraintes de la maison.
Isolation extérieure : l’épaisseur n’est pas le seul indicateur
Pour comparer deux solutions d’isolation, il faut s’intéresser à leur résistance thermique, appelée R.
Plus cette résistance est élevée, plus la paroi limite les transferts de chaleur. Elle dépend directement de deux éléments : l’épaisseur de l’isolant et sa conductivité thermique, représentée par la valeur lambda.
Autrement dit, un matériau très isolant peut atteindre la performance recherchée avec une épaisseur moins importante qu’un matériau dont la conductivité thermique est supérieure.
Quelle épaisseur prévoir en pratique ?
Pour une isolation des murs donnant accès aux certificats d’économies d’énergie (CEE), la résistance thermique de l’isolation nouvellement installée doit actuellement atteindre au minimum R = 3,7 m².K/W.
Avec des isolants couramment utilisés en façade, cela conduit généralement à des épaisseurs situées autour de 12 à 18 cm, parfois davantage selon le matériau et la performance souhaitée.
Il ne s’agit toutefois que d’ordres de grandeur. L’épaisseur définitive doit être déterminée en fonction du produit réellement choisi et de son lambda.
Polystyrène, laine de roche ou fibre de bois : des épaisseurs différentes
Le choix de l’isolant joue donc directement sur l’épaisseur du complexe installé.
Polystyrène expansé
Très utilisé en ITE sous enduit, le polystyrène expansé présente généralement une conductivité thermique comprise autour de 0,032 à 0,038 W/m.K.
Selon le produit, une épaisseur d’environ 12 à 14 cm peut déjà permettre d’atteindre une résistance thermique proche de 3,7.
Il est apprécié pour son rapport performance/épaisseur et son poids relativement faible.
Laine de roche
Avec des valeurs de conductivité thermique comparables sur certains produits, la laine de roche permet également d’obtenir de bonnes performances avec des épaisseurs couramment situées autour de 12 à 16 cm.
Elle peut notamment être choisie pour ses propriétés thermiques, acoustiques et son comportement au feu.
Fibre de bois
La fibre de bois séduit de plus en plus dans les projets recherchant des matériaux biosourcés et un bon confort thermique été comme hiver.
Les panneaux denses présentent généralement une conductivité thermique légèrement supérieure à celle des meilleurs isolants minéraux ou synthétiques. Pour atteindre la même résistance thermique, il faudra donc souvent prévoir une épaisseur un peu plus importante, pouvant approcher 14 à 18 cm selon le produit.
Pourquoi ne pas simplement mettre 20 cm partout ?
Techniquement, augmenter l’épaisseur améliore généralement la résistance thermique. Mais une façade n’est pas une surface totalement libre.
Une ITE modifie l’épaisseur extérieure de la maison et peut avoir des conséquences sur plusieurs éléments existants.
Il faut notamment vérifier les encadrements et appuis de fenêtres, les volets, les descentes d’eaux pluviales, les débords de toiture, les seuils, les équipements fixés en façade ou encore les jonctions avec les bâtiments voisins.
Une isolation très épaisse peut également réduire légèrement la lumière reçue par certaines fenêtres en créant davantage de profondeur autour des ouvertures.
Le projet doit donc être étudié globalement, et pas uniquement en cherchant la valeur R la plus élevée possible.
L’ITE permet aussi de traiter les ponts thermiques
L’un des grands intérêts de l’isolation par l’extérieur est sa capacité à créer une enveloppe isolante plus continue autour de la maison.
Contrairement à une isolation intérieure, elle ne réduit pas la surface habitable et permet de limiter de nombreux ponts thermiques, notamment au niveau des jonctions entre les murs et les planchers. France Rénov' souligne justement cet avantage de continuité de l’isolation extérieure.
Elle améliore ainsi le confort en hiver, mais contribue également à conserver plus longtemps une température agréable lorsque les températures extérieures augmentent.
Attention à l’aspect extérieur de la maison
Isoler une façade par l’extérieur modifie son apparence. Le projet peut donc nécessiter des démarches administratives, notamment lorsque l’enduit, le bardage ou l’épaisseur de façade sont modifiés.
Le choix de la finition fait d’ailleurs pleinement partie du projet : enduit, bardage ou combinaison de matériaux permettent de profiter des travaux d’isolation pour moderniser l’esthétique de la maison.
Faire déterminer la bonne épaisseur pour son projet à Angers
Faut-il installer 12, 14 ou 18 cm d’isolant ? La bonne réponse dépend de la maison, du matériau choisi et du niveau de performance recherché.
C’est pourquoi un projet d’ITE doit être étudié avant de sélectionner définitivement l’épaisseur et le système de façade.
Vous envisagez une isolation thermique par l’extérieur à Angers ou dans les environs ? Franck Le Brun, courtier en travaux à Angers, vous accompagne dans la définition de votre projet et vous met en relation avec les professionnels partenaires de La Maison Des Travaux Angers, afin d’identifier une solution adaptée à votre habitation, à vos objectifs de performance et à votre budget.
France Rénov’ : https://france-renov.gouv.fr/servicepublic
