Plus complet qu’un DPE, l’audit énergétique permet de comprendre les faiblesses d’un logement et de construire un véritable programme de rénovation. En 2026, il est également devenu incontournable dans certaines ventes immobilières.

Isolation insuffisante, chauffage énergivore, ventilation peu performante, fenêtres anciennes… Lorsqu’un logement consomme beaucoup d’énergie, savoir par où commencer n’est pas toujours évident.

C’est précisément le rôle de l’audit énergétique. Véritable diagnostic énergétique approfondi, il analyse le logement dans son ensemble et propose différents scénarios de travaux permettant d’améliorer progressivement ou globalement ses performances.

En France en 2026, cet audit peut être réalisé volontairement dans le cadre d’un projet de rénovation, mais il est également obligatoire dans certaines situations.

 

Audit énergétique et DPE : quelle différence ?

Le DPE attribue au logement une classe allant de A à G en fonction de sa consommation énergétique et de ses émissions de gaz à effet de serre.

L’audit énergétique du logement va beaucoup plus loin.

Il analyse notamment l’isolation des murs, de la toiture et des planchers, les menuiseries, le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire et la ventilation.

Surtout, il ne se contente pas de dresser un constat : il propose des scénarios de rénovation chiffrés.

Un véritable plan de travaux

L’audit précise notamment, pour les différents scénarios proposés :

  • les travaux à réaliser ;
  • la performance énergétique estimée après rénovation ;
  • le coût prévisionnel des interventions ;
  • les économies d’énergie attendues ;
  • l’incidence théorique sur les dépenses énergétiques ;
  • les principales aides financières pouvant être mobilisées.

L’objectif est donc de permettre au propriétaire de hiérarchiser les interventions et d’éviter d’enchaîner des travaux qui seraient peu cohérents entre eux. 

 

Quand l’audit énergétique est-il obligatoire en 2026 ?

La réglementation de l’audit énergétique a progressivement renforcé les obligations des vendeurs.

Depuis le 1er avril 2023, l’audit est obligatoire pour certaines ventes de maisons individuelles et d'immeubles d'habitation appartenant à un seul propriétaire lorsqu'ils sont classés F ou G au DPE.

Depuis le 1er janvier 2025, cette obligation concerne également les biens classés E.

Ainsi, en France métropolitaine en 2026, l’audit énergétique obligatoire concerne les ventes de maisons individuelles ou d'immeubles en monopropriété classés E, F ou G.

Les logements classés D entreront à leur tour dans le dispositif à partir du 1er janvier 2034.  

Attention, toutes les ventes ne sont pas concernées

Cette obligation ne signifie donc pas que chaque appartement vendu doit automatiquement disposer d’un audit réglementaire.

Elle vise principalement les maisons individuelles et les immeubles comprenant un ou plusieurs logements détenus par un propriétaire unique, selon leur classement DPE.

Lorsqu’il est obligatoire, l’audit est à la charge du vendeur et doit pouvoir être remis au futur acquéreur dès la première visite du bien. Sa durée de validité est de cinq ans.

 

Que contient un audit énergétique ?

Le professionnel commence par établir un état des lieux précis du bâtiment.

Il étudie son enveloppe, ses équipements et ses consommations conventionnelles avant de construire différents scénarios de rénovation.

Dans le cadre de l’audit réglementaire, au moins deux parcours sont proposés : l’un permet d’envisager les travaux progressivement, tandis que l’autre présente une rénovation réalisée en une seule étape. L’objectif est d’atteindre une performance élevée, généralement la classe B lorsque les caractéristiques techniques ou architecturales du bâtiment le permettent.

Cette vision globale est particulièrement intéressante. Par exemple, remplacer un système de chauffage dans une maison très mal isolée n’est pas nécessairement la première intervention à privilégier. L’audit permet justement de remettre les travaux dans le bon ordre.

 

Ce qui a changé pour l’audit énergétique en France en 2026

Depuis le 1er janvier 2026, la méthode utilisée pour calculer la performance énergétique a évolué.

Le coefficient appliqué à l’électricité pour convertir l’énergie finale en énergie primaire est passé de 2,3 à 1,9 (il passera à 1.7 à compter du 1er janvier 2027). Cette évolution peut améliorer le classement de certains logements utilisant l’électricité, notamment pour le chauffage. Elle s’applique automatiquement aux nouveaux DPE et audits réalisés depuis cette date.

Les audits réalisés auparavant restent néanmoins valables. Dans certains cas, une attestation actualisée peut être obtenue sans avoir à refaire entièrement l’audit. 

 

L’audit énergétique pour préparer une rénovation globale

L’audit n’est pas uniquement un document imposé lors d’une vente.

Il peut être particulièrement utile lorsqu’un propriétaire envisage une rénovation énergétique importante. Isolation extérieure, isolation de la toiture, remplacement des fenêtres, ventilation, chauffage : il permet de mesurer l’impact des différentes interventions avant de commencer les travaux.

Dans le cadre d’une rénovation d’ampleur accompagnée par MaPrimeRénov’, l’audit énergétique constitue d’ailleurs une étape préalable du parcours et sert de base pour définir le programme de travaux.

 

De l’audit énergétique à la réalisation des travaux à Angers

L’audit permet de savoir ce qu’il faudrait faire. Reste ensuite à transformer les préconisations en un véritable projet de rénovation adapté au budget et aux priorités des propriétaires.

Vous disposez d’un audit énergétique et souhaitez engager des travaux à Angers ou dans les environs ? Franck Le Brun, courtier en travaux à Angers, vous accompagne dans l’étude du projet et vous met en relation avec les professionnels partenaires de La Maison Des Travaux Angers pour concrétiser les différentes interventions préconisées.

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